fcplume

Ecrire, partager mon regard, mes pensées sur le monde, mon métier, l'actualité ... Juste quelques traits de "plume" traduisant la légèreté et la fragilité de mon écriture ... Ecrire, c'est respirer mon envie de m'envoler!

09 novembre 2009

Je ne peux m'y résoudre!

Y a plus de saisons! Un petit tour en ville me laisse perplexe... Halowween est encore là, Saint-Nicolas est présent et déjà Noël est là! Mais comment voulez-vous inculquer à nos chères têtes blondes (pourquoi uniquement les blondes? Quand ce sont nos chères petites têtes, 'blondes" est un qualificatif adorable, presque synonyme de 'génie en devenir' ... puisque ce sont nos têtes et que c'est nous qui nous préoccupons du développement de leur intelligence!  Quand, quelques années plus tard, ce ne sont plus que des "blondes", le qualificatif est tout ... sauf gentil) Mais bref, le sujet n'est pas là ... comment voulez-vous donc que notre progéniture ... (d'accord, plutôt celle de nos enfants, à mon âge) comment voulez-vous donc que notre progéniture s'inscrive dans une durée du temps, dans une ligne du temps qui ponctue les fêtes, les temps forts, qui révèle le temps qui passe?  Quand avant même la Toussaint, on leur martèle du St Nicolas et même du Noël, comment voulez-vous qu'ils apprennent à décompter les jours... "Encore combien de fois dormir avant que St Nicolas vienne?" Non content de perturber le temps qui passe, on bouscule les idées: St Nicolas demande à l'enfant d'être sage, condition sine qua non pour avoir beaucoup de jouets pour lui. Noël lui demande de penser aux autres, à ceux qui n'ont pas autant, au partage...  (encore que là, Père Noël est méchamment complice de St Nicolas pour promettre à l'enfant un avoir nouveau, penser aux autres n'étant pas sa première préoccupation) et le pire du pire, c'est Haloween!  Mais qui donc à fabriquer ce produit commercial qui demande à l'enfant d'être laid, méchant et menaçant?  "Si tu ne me donnes pas des chiques... (dit-on chez nous, des bonbons ou des friandises pour ceux qui ne parlent pas comme chez moi), si tu ne me donnes pas ... me dit un affreux squelette frappant à ma porte à une heure où les enfants feraient mieux d'être chez eux, si non au lit, si tu ne me donnes pas ... je te jette un sort et il t'arrivera malheur!  Désolé, moi je ne peux pas donner dans ces conditions. Donner sous la menace, ce n'est pas offrir, partager. C'est, tout au plus, acheter un avenir moins menaçant. Donner sous la menace, c'est entrer dans la mafia du commerce qui fait vivre Halloween ... Je ne peux m'y résoudre!

Où sont mes rêves d'enfant?

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07 novembre 2009

Aimer ... pouvoir se le dire!

Aimer et se le dire (titre d'un ouvrage de Salomé, je crois)... C'est à ça que je pensais durant les mauvais jours qui ont été les miens ces derniers temps. Enfermé dans le silence que m'imposait mon état de santé, la forme m'avait quitté, la peur avait pris sa place. Et je ne savais trop comment gérer les déferlantes de pensées négatives qui, vague après vague, marée après marée, me submergeaient ... ou presque! Car, j'ai toujours gardé présent au coeur et à l'esprit les mots "je t'aime" ... Ce sont des mots qui me font vivre et secrètement je les adressais , dans mon silence, à celle qui a été tout le temps présente. Je les réservais aussi pour les adresser à la vie, elle même. Mais voilà, ces mots sont trop souvent restés sur mes lèvres, prêts à sortir, mais bloqués là, malgré l'envie de les dire... Ils auraient pourtant fait du bien à ceux à qui ils étaient secrètement adressés.  Mais je n'avais pas l'énergie nécessaire pour les dire! Là, j'ai vécu un drame intérieur! Jamais, auparavant, je ne m'étais rendu compte de cette impossibilité de dégager l'énergie nécessaire à dire les 'je t'aime' que j'avais envie de dire...

Je n'avais jamais mesuré la dépense d'énergie que nécessite la lutte contre la douleur, la peur.  Je ne connaissais pas la difficulté d'encore trouver des mots, un sourire pour dire je t'aime alors que j'étais face à une lutte qui occupait déjà toutes nos forces pour être plus fort que ce qui agressait ma vie, mon équilibre, mon être.  Jamais je n'avais mesuré à sa juste valeur le prix d'un  regard aimant posé  sur ma faiblesse? Je n'avais jamais ressenti à ce point le bienfait d'une présence qui, même en silence, me disait sans arrêt que je suis aimé et que la vie a besoin de moi.

Pourquoi ce billet? Pourquoi dire cela? Je ne sais trop. Simplement, je m'interroge. A-t-on (ai-je) assez conscience que les gens autour de nous souffrent, qu'ils sont parfois au fond d'un trou et qu'ils n'ont pas toujours l'énergie nécessaire pour être ailleurs? A-t-on (ai-je) assez pris conscience qu'ils pourraient être encore plus au fond s'ils ne s'accrochaient pas à la vie? Est-on (suis-je) une bouée pour eux, une main tendue pour qu'ils s'accrochent, un regard bienveillant? Je pense que trop souvent, je ne suis pas à la hauteur de leurs espérances, de leurs besoins.

J'espère que je pourrai, dorénavant, me situer en phase avec eux, compatissant dans la souffrance et qu'ils pourront poser leur regard sur moi. Je le souhaite, j'en ai bénéficié et j'en connais le prix.

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05 novembre 2009

Couleurs d'automne ...

Mer_Wenduine_octobre_2009_039Les couleurs de l'automne ne sont pas seulement celles de nos bois et sous-bois. Ce sont aussi les gris, les bleus du ciel et de la mer qui se marient sous le clin d'oeil complice d'un soleil de fin d'octobre. 

J'aime cette saison en bord de mer du nord. C'est le début de la 'merhiverne'   Cette saison, classée pourtant 'hors saison' dans tous les catalogues des agences de location, est cependant très jolie... C'est l'heure où le vent d'automne efface un à un les derniers souvenirs de l'invasion touristique de l'été; l'heure où les dernières cabines de plage se démontent; l'heure où les paravents et fauteuils de plage rentrent au placard jusqu'au printemps prochain; l'heure où le cris des oiseaux l'emporte sur le bruit des vacanciers; l'heure où le sable est enfin rendu à la mer et où la mer peut en toute quiétude courtiser le sable ...

La luminosité y est particulière. Elle pousse les quelques rares humains encore présents à sortir, à s'emplir les poumons en toute discrétion, presqu'en silence, pour ne pas troubler l'harmonie du tableau. La mer du nord au mois d'octobre, c'est beau, c'est grand, c'est simple, c'est fort! Une fois de plus, je m'y suis refait une santé!

Posté par fcplume à 12:26 - Coups de coeur, coups de gueules! - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2009

My kingdom ...

Au milieu d'un environnement technologique de pointe, j'ai fait l'expérience d'un manque cruel d'un simple bidon plastique!  Urinal, ils appellent ça dans le jargon hospitalier. Je connaissais le terme et donc quand j'en demandais un, c'était en termes choisis et bien appropriés.  Mais voilà, je n'avais pas enregistré le fait que j'étais admis aux urgences d'un centre hospitalier universitaire à la pointe ... à la pointe de la recherche médicale? oui! Mais pas vraiment dans une dynamique de respect humain du patient?  Patient, c'est le terme qui convient, paraît-il, mais comment être patient quand vous êtes trimbalé sur un lit d'hôpital entre le box médical qui est (pour de longues heures) votre port d'attache et des portes closes qui devraient s'ouvrir pour assurer les radios, scan, écho doppler et autres vérifications d'un diagnostique qui a , par ailleurs déjà été posé par votre médecin traitant?

J'avais mal, très mal et je n'en menais pas large lorsque j'ai été débarqué aux urgences. Mon médecin traitant avait émis son avis sur la situation, l'embolie pulmonaire était clairement annoncée. C'est fou ce que ça fait mal!  Quand vous avez mal comme ça, vous n'avez vraiment pas envie de souffrir, en plus, pour une vessie trop pleine! Mais le dire n'arrange pas nécessairement les choses... J'ai demandé un urinal, on m'a répondu qu'on allait d'abord vite me conduire au xiéme examen... car la machine était libre... Une fois devant la porte, j'ai attendu dans la file, comme les autres lits qui me précédaient. J'ai redemandé un urinal... "on va vous le donner", "tout de suite", "on fait l'examen et on s'en occupe"... Promesses, promesses, promesses... L'examen fini, on vous remet dans le couloir, vous n'avez toujours pas l'urinal...

J'avais mal, très mal et j'en menais de moins en moins large... Bien qu'ayant mal, très mal, vous trouvez la force de vous redresser sur votre lit (parfaitement, et à juste titre, totalement déconseillé par la Faculté!!!) et vous interpellez tout qui passe: un médecin, un brancardier, l'infirmière qui prend en charge le lit suivant, un accompagnateur d'un autre patient, un ambulancier, une stagiaire, même un passant qui passe. Vous répétez sans cesse du bout des lèvres: "urinal, svp, urinal!" Votre corps entier le crie, le transpire ... mais personne ne vous entend et ceux qui ont capté le message déclinent: "on va venir", "je ne suis pas du service", "patientez un peu" ou encore, plus cruel: "oui, monsieur, je m'en occupe" ... et vous ne revoyez jamais la personne à qui, mentalement, vous aviez déjà décerné le titre de 'bon samaritain'.

Tout, tout, tout, j'aurais tout donné pour obtenir le droit de soulager ma vessie dans la dignité! Ma kingdom for a urinal!

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17 octobre 2009

Je suis là ... las!

Merci, merci, merci pour vos messages qui traduisent vos préoccupations pour moi. Je vais mieux, pas encore très bien, mais assurément mieux. M'en vais reprendre bientôt le chemin du blog. J'ai eu une passe pas vraiment facile du point de vue santé. Les choses ne se sont pas passées comme prévues. Mais ,ça ira, ça devra aller! A bientôt.

Posté par fcplume à 13:12 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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